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Entraînement “bonheur”: la démarche

Voilà déjà une semaine que je suis en mode “action” en ce qui a trait à mes enthousiastes aspirations, et le constat, pour l’heure, est assez positif. Je crois que je suis aussi en train de développer des trucs, des techniques efficaces pour savourer le temps qui passe, et force est de reconnaître que ça marche. L’idée, c’est de ne pas me complexifier la tâche en me demandant des choses que je ne serais pas en mesure de réaliser à long terme. Voici donc le topo de ma remise en forme spirituelle.

Le plus important, c’est le lever. Tôt, le plus tôt possible, sans trop chambouler mon rythme biologique non plus. J’ai remarqué qu’il m’était aisé de me lever entre 6h et 6h30 sans en souffrir en aucun moment, même le soir, car je suis une couche tard. Je ne pouvais pas, drastiquement, me mettre à aller au lit à 21h30, ce serait contraire à ma religion. Et puis j’ai aussi constaté que je pouvait facilement couper un tantinet mes heures de sommeil sans ressentir de fatigue le moins du monde.  Le cadre du coucher est donc situé autour de 23h, sans dépasser 23h30.

Ensuite, je me fais un devoir de marcher autant qu’il m’est possible de le faire. Pour aller au travail, cela va de soi, mais j’ai adopté un pas de marche plus rapide, et donc plus exigeant, et ça fait du bien. En bout de journée, ça me fait 40 minutes de marche. La fin de semaine, il y a une journée libre, et une autre consacrée à une sortie extérieure, si possible en raquette, sinon à pieds.

Le troisième point réellement important est au niveau de l’alimentation. Bien manger, c’est à dire me nourrir avec de bons aliments, prendre des collations le matin et l’après-midi qui m’offrent un bon support. Venir dîner à la maison plutôt qu’au resto. Prendre un déjeuner, même s’il est frugal pour cause de manque d’appétit le matin. De là l’apport de la collation matinale!

Pour le reste, j’essaie de contrôler le flot de pensées qui m’assaillent, en évitant de verser dans le négatif. Je m’offre un maximum de petits bonheurs quotidiens: écouter la radio, lire, faire des mots croisés, rigoler avec les collègues et les clients, écrire mon blogue, contempler la vue du fleuve, apprécier la lumière du jour, etc.

Par-dessus tout, je m’oblige à entrevoir l’avenir d’un oeil ravi, et m’efforce de croire à la réalité de ce bonheur tant convoité.

Bien sûr, c’est un “work in progress”. C’est toute la beauté de la chose. Mais j’ai davantage confiance en ma réussite à mesure que les jours passent. Il ne suffit que de maintenir le rythme, et d’ailleurs cette cadence me plaît déjà.

Allez, je file. Y’a du bonheur à saisir aujourd’hui!

F.B.

De la magie à St-Germain-de-Kamouraska

Dimanche, vers la fin de la matinée, le soleil est sorti en douceur de derrière le voile de nuages qui garnissait le ciel. Pour notre plus grand bonheur d’ailleurs, car nous avions prévues, K et moi, de se rendre à St-Germain pour une belle randonnée de raquette.

Il fut un temps où cet endroit magnifique abritait un domaine immense ainsi qu’un manoir haut perché avec vue sur le fleuve. Le temps a fait son œuvre et le manoir, bien que toujours debout, donne l’impression d’être sur le point de s’écrouler. Le domaine, avec les années, est devenu un lieu de promenade avec une foule de sentiers offerts soit pour les marcheurs, soit pour les cavaliers et leur monture. On l’appelait Pointe-à-la-flèche.

J’ai connu cet endroit superbe il y a plusieurs années, alors que j’habitais Québec et qu’un ami m’avait convié à son chalet, justement situé à St-Germain. Pour nous y rendre, nous n’avions qu’à traverser la 132 et à marcher cinq minutes, puis nous nous y engouffrions, ravis, pour tout l’après-midi. Les sentiers, chaque fois, nous en donnaient à coeur joie. La variété du décor et des pistes plait à quiconque se décrit comme un amoureux de la nature. Pour ma part, j’y ai trouvé un sentiment de grande ivresse, un vertige souverain qui me faisait l’effet de l’envol de mon âme.

Dimanche, en raquette, j’ai ressenti une fois encore ce puissant souffle m’habiter. C’était la première fois que je m’y rendais en hiver, mais je peux certifier que ce ne sera pas la dernière. La beauté féerique et sauvage à la fois de ces montagnes boisées m’a chauffé le coeur a ras bord. J’ai eu l’impression de prendre un bain de lumière, parmi toute cette neige molle qui garnissait chacun des arbres alentours. La randonnée fut grisante, nous réservant aussi sont lot de fous rires à tout instant. Je me suis sentie légère comme pas souvent. Wow ! Comme c’est bon d’avoir des ailes parfois !

À la fin de la promenade, retournant à la voiture, nous sommes tombées par hasard sur une amie de K, qui s’adonnait à la contemplation de la marée montante. Quel spectacle ! Choses que j’ignorais, les grandes marées de janvier offrent un phénomène rare et fascinant : l’eau traverse la barrière de glace qu’elle-même a formé en passant dessous, pour venir garnir tranquillement les berges dans un mouvement envahissant, avec comme fond sonore mille clapotis et bouillonnements étranges sortants de toutes parts. L’eau avance sur la neige en prenant l’allure d’une belle slush, remplissant chacun des creux et formant des sillons ça et là. J’observai la scène avec délectation pendant plusieurs minutes. Puis, nos pieds gelés nous rappelèrent qu’il fallait partir… pour mieux revenir ! Merci K !

FB