Regarde comme le monde est vaste
et pourtant si près de toi à chaque pas
Regarde combien il faut de courage
pour poser le pied sur le sol au petit matin
Cette quête effrénée de l’existence n’a de sens
que celui que tu lui donnes
Parfois le brouillard alentour se fait si dense
que tes yeux n’y voient plus rien
Regarde au loin l’avenir qui se dessine
traçant de grandes lignes dans toutes les directions
et puis regarde un peu derrière toi le tracé de tes sillons
cette route étrange qui porte ton nom
qui porte ton âge et tout ton bagage
Regarde, et surtout regarde bien
même transi devant l’incertain
cette soif qui t’habite et demande sa délivrance
Regarde sans craindre le mouvement, le battement
de cette source qui coule sous ta peau
Regarde toute cette eau
comme un fleuve majestueux qui descend vers la mer
comme un torrent fougueux creusant son lit dans la terre
Regarde longuement, ne ferme pas les yeux
Ouvre ton œil comme au premier jour
Regarde la vie qui suit son cours
puis avance, fais un seul pas
ne regarde plus ce qui reste derrière toi
Si ton pas est ferme, avance à nouveau, tu verras
Rien ne tombe, rien ne s’arrête, tout est là
mille bras s’ouvrent à ton passage
la lumière te suit à mesure que tu progresses
Vas ton chemin, fonce vers demain
Regarde bien comme il te sourira
Vas-y marche et ne recule devant rien
si le doute t’assaille, n’écoute pas ses propos
si la peur te gagne cherche à l’apprivoiser
puis continue, toujours, sans trop t’arrêter
vas voir ce qu’il y a de l’autre côté
de ce que tes yeux refusent de voir
de ce que ton cœur ne sait plus croire
Un pas à la fois, jamais davantage
sur cette route aux mille visages
Et quand ton pas sera ferme et assuré
tu sentiras sur ta peau un souffle léger
Ce sera ton salut, doux et enveloppant
comme seule peux le faire la caresse du vent
F.B.