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Lumière d’ivresse

L’ivresse nouvelle diffuse ses effluves

Le renouveau des sens

complètement à l’affût

Le parfum du silence

s’enlise sous la peau

Il n’y a plus de sens qui ne résiste à l’esprit

Tout se libère, s’enfuit

vole dans le monde

vole dans la nuit

jusqu’à s’essouffler

Tout s’envole ailleurs

dans le souffle intérieur

de la vie qui s’ébat

guidée par une seule loi

Celle qui oblige le monde

à renaître de ses cendres

chaque fois

que le navire s’échoue

La loi qui fuse de partout

racontant le monde, racontant la beauté

suspendus sous nos pieds

La vie est une bête étrange

Ses fruits sont une terre immense

aveuglante de lumière.

Manifeste pour la vie

L’univers est immense et nous sommes des insectes

On se donne tant d’importance, on dirait une secte

On fait de nos vies une routine ennuyante

L’essentiel de la vie, on le garde à distance

Je ne sais pas si c’est ainsi qu’il faut aller son chemin

Je ne sais pas mais, vu d’ici, cela me semble vain

Il me semble qu’il y a tant à vivre et à savourer

Je ne peux me résoudre à cette course effrénée

Je veux goûter les saveurs qui parcourent le monde

Je veux laisser s’exprimer les paroles qui m’inondent

Il y a des beautés partout sur notre passage

Il suffit simplement d’en saisir les images

J’ai envie d’instant plus grands que nature

Je ne veux pas être aux prises avec une armure

Il y a dans mon coeur une soif de vivre

Qui m’insuffle le bonheur, et parfois me rend ivre

Souvent je me sens comme une extra-terrestre

Trop consciente que je suis de la grandeur céleste

Je suis fascinée, c’est vrai, par le mystère de l’existence

Et cette pensée me talonne jusque dans mon essence

C’est pourquoi je me dis que cette vie si courte

Ne peux se résumer à ” J’en ai rien à foutre! “

Le boulot, les paiements, les tâches ménagères, d’accord

Mais aller au bout de soi c’est le plus bel effort…

F.B.

De ce monde insondable

La quête de l’existence est immense et les réponses insaisissables

À chaque pas l’esprit est éveillé par des milliers de détails

De dilemme en dilemme nous marchons à tâtons

Nous construisons et détruisons les murs de notre propre prison


 

Il y a tant à saisir dans ce foisonnement infini de beauté

C’est la peur qui chavire à force de chercher

Plus que tout la crainte de passer à côté de l’essentiel de la vie

Ainsi que le doute perpétuel d’avoir su prendre le bon parti


 

Le monde est riche, débordant de trouvailles qui allument notre curiosité

L’empreinte de nos pas témoigne de cette course effrénée

Il est si ardu de trouver le sens réel de cette quête

Pourtant il est aussi vain de toujours se prendre la tête


 

Parfois l’abandon et le relâchement prodiguent les plus savoureuses richesses

Suffit simplement de peser fermement sur le frein pour faire place à la paresse

Aussi faut-il mettre le bâillon à notre venin intérieur

Celui qui fait courir sans fin le doute et la peur


 

 

 

Il n’y a de pire ennemi que notre propre part d’ombre

Ses mots sont un poison agissant sur nos ondes

Si nous écoutons un seul instant ses propos comme un reflet de la vérité

Ça y est, c’est foutu, nous allons vaciller puis nous effondrer


 

De l’autre côté de ce monde de ténèbres existe celui de la lumière céleste

Elle agit sur nous comme une berceuse chantée à notre oreille en déroute

Elle chasse d’un seul geste toute crainte et tout doute

 

Nous n’avons qu’à poser un regard tendre sur la vie qui s’ébat

Pour capter sa musique comme la plus belle des voix.


F.B.