“Il faut considérer la vie comme une partie que l’on peut gagner ou perdre”
- Simone de Beauvoir
C’est une phrase toute simple que j’ai noté, un soir que je fouillais parmi des milliers de citations à la recherche d’une flamme pour m’éclairer. Une phrase sur laquelle je ne me suis pas trop arrêtée sur le coup. Je me suis contentée de la copier dans un fichier, puis l’ai laissé dormir.
Les jours sont passés et j’oubliai la phrase. Puis, soudain, j’ouvris par inadvertance le fichier et me plongeai dans ces paroles qui avaient trouvé écho en moi. C’est ainsi que les mots de Simone s’imprimèrent dans ma tête avec fracas, et que ma réflexion sur l’idée du bonheur prit son envol. Et c’est par ces mots que je décidai d’entamer une grande quête de bien-être, non pas comme une panacée mais comme une fin, comme un état physique et psychique provoqué par le désir féroce d’aller au bout de soi.
Car je crois en effet que la vie a tout du jeu, et que le résultat ne dépend que de notre manière d’aborder la partie. Je crois aussi que les habitudes se prennent plus rapidement qu’elles se perdent, et qu’il faut user autant de volonté que d’optimisme pour que le chance soit de notre côté.
La propension à être heureux, même si elle est innée, peut fort bien se transformer en désarroi si les écueil s’accumulent sur notre chemin. Et si, d’emblée, une personne ne semble pas prédestinée à une vie heureuse, il est fort possible que cette même personne accède à une certaine forme de sérénité s’il elle est dotée d’une nature le moindrement déterminée.
Partant de cette thèse, j’ai pensé que, peut-être, à force d’épreuves et de douleurs, j’avais abdiqué, et ce à mon propre insu. Soudainement j’entrevoyais la vie comme une partie que j’allais perdre d’une manière ou d’une autre, et cela influençais chaque instant de mon existence. À trop broyer de noir, je ne savais plus voir le moindre éclat de lumière.
C’est donc de cette manière que se sont déroulés les premiers instants de ce questionnement, dont le but premier est en fait de tester différentes approches pour modifier mes propres mécanismes de réflexion, d’introspection, de protection. Surtout, l’idée derrière tout ça est de trouver de bons outils pour évoluer dans ce monde afin d’avoir le sentiment, en bout de course, d’avoir remporté la partie.
Gagner pour moi, ce serait d’user de toute ma durée avec appétit, émerveillement et reconnaissance. Ce serait aussi de rester attentive à ce que le monde offre généreusement à nos âmes errantes.
En ce jour 3 de mon “entraînement”, je peux affirmer que je me sens davantage comme une gagnante que depuis de forts longs mois. Par-dessus tout, je suis résolue à poursuivre sur cette belle voie.
À suivre…
F.B.