Archives du Tag: bonheur

Célébration


Contempler au loin le souffle divin du jour qui s’étire

Respirer enfin la fraîcheur de l’air qui pénètre, libre et fier, tous les pores de la peau

Reconnaître la magnificence de notre mère la Terre dans sa richesse immense

Sentir le pouls de la vie dans un silence exquis comme la plus belle cadence

Savourer sans fin le bruissement coquin du vent se faufilant à travers les champs

Sourire, rire, du chant limpide et céleste des milliers d’oiseaux venus de partout

Célébrer pour toujours la renaissance alentour donnant ses airs de fête à chaque parcelle de terrain

Puis goûter pour l’éternité le passage silencieux de ce temps trop court qui nous gorge d’amour

Poursuivre sa route

Bon… je dois vous le dire: il n’est pas toujours aisé de se sentir heureux en permanence. Mais les choses vont bon train. Cependant, je ne dois pas me lâcher d’une semelle, histoire de ne pas me laisser aller à des états anxieux ou ténébreux, surtout le lendemain d’une soirée bien arrosée, comme je me sentais hier. Mais le plaisir de festoyer avec des amis faisant partie de cette quête de bonheur, je ne pouvais passer à côté de cette occasion. Conclusion: ne pas se laisser abattre par une fatigue de lendemain de veille.

Ce matin par contre, tout roule, le soleil est splendide et illumine tout l’espace de ses rayons, ce qui est non négligeable. Pourtant je sais que mon entraînement devra se poursuivre assidument encore un bon bout, car mes réflexes ne sont pas encore au point. Parfois, l’ombre du spleen plane, et je dois m’efforcer de la tenir à distance. C’est le cas lorsque je me mets à avoir des pensées d’ordre financier, cette foutue épée de Damoclès qui nous pend tous au-dessus de la tête pendant l’expérience de la vie. C’est le cas aussi lorsque je me demande encore par où commencer pour rester en état d’éveil le plus possible, et que tout mon corps demande de se vautrer dans la passivité. Mais il reste une évidence dans tout ça: je lutte constamment! Et mon pire ennemi, force est de constater qu’il s’agit de nul autre que moi! Alors je me garde perpétuellement à l’oeil et jusqu’à maintenant, ça fonctionne.

La principale difficulté que j’entrevois, c’est le poids de la routine, la monotonie du quotidien. Car tout ça fait aussi partie de l’existence, et me pousse à trouver des idées, mêmes anodines, pour contrer ses effets. La vie n’est pas toujours un grand happening… ça fait un bout de temps que j’ai intégré ce constat. Mais à l’intérieur de ma quête existentielle, je dois à tout prix user d’ingéniosité pour sortir de ce cadre d’une manière ou d’une autre. Les moyens à ma disposition existent aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de moi, et mon travail est justement de mettre le doigt sur la meilleure manière d’accéder à une sensation de plénitude. Même dans la routine la plus plate. Si je ne peux pas me sentir bien dans l’action, je dois obligatoirement trouver la force d’être sereine dans la réflexion. Voilà un peu l’idée générale.

“Un pas à la fois, jamais davantage

Sur cette route aux mille visages”

F.B.

Entraînement “bonheur”: la démarche

Voilà déjà une semaine que je suis en mode “action” en ce qui a trait à mes enthousiastes aspirations, et le constat, pour l’heure, est assez positif. Je crois que je suis aussi en train de développer des trucs, des techniques efficaces pour savourer le temps qui passe, et force est de reconnaître que ça marche. L’idée, c’est de ne pas me complexifier la tâche en me demandant des choses que je ne serais pas en mesure de réaliser à long terme. Voici donc le topo de ma remise en forme spirituelle.

Le plus important, c’est le lever. Tôt, le plus tôt possible, sans trop chambouler mon rythme biologique non plus. J’ai remarqué qu’il m’était aisé de me lever entre 6h et 6h30 sans en souffrir en aucun moment, même le soir, car je suis une couche tard. Je ne pouvais pas, drastiquement, me mettre à aller au lit à 21h30, ce serait contraire à ma religion. Et puis j’ai aussi constaté que je pouvait facilement couper un tantinet mes heures de sommeil sans ressentir de fatigue le moins du monde.  Le cadre du coucher est donc situé autour de 23h, sans dépasser 23h30.

Ensuite, je me fais un devoir de marcher autant qu’il m’est possible de le faire. Pour aller au travail, cela va de soi, mais j’ai adopté un pas de marche plus rapide, et donc plus exigeant, et ça fait du bien. En bout de journée, ça me fait 40 minutes de marche. La fin de semaine, il y a une journée libre, et une autre consacrée à une sortie extérieure, si possible en raquette, sinon à pieds.

Le troisième point réellement important est au niveau de l’alimentation. Bien manger, c’est à dire me nourrir avec de bons aliments, prendre des collations le matin et l’après-midi qui m’offrent un bon support. Venir dîner à la maison plutôt qu’au resto. Prendre un déjeuner, même s’il est frugal pour cause de manque d’appétit le matin. De là l’apport de la collation matinale!

Pour le reste, j’essaie de contrôler le flot de pensées qui m’assaillent, en évitant de verser dans le négatif. Je m’offre un maximum de petits bonheurs quotidiens: écouter la radio, lire, faire des mots croisés, rigoler avec les collègues et les clients, écrire mon blogue, contempler la vue du fleuve, apprécier la lumière du jour, etc.

Par-dessus tout, je m’oblige à entrevoir l’avenir d’un oeil ravi, et m’efforce de croire à la réalité de ce bonheur tant convoité.

Bien sûr, c’est un “work in progress”. C’est toute la beauté de la chose. Mais j’ai davantage confiance en ma réussite à mesure que les jours passent. Il ne suffit que de maintenir le rythme, et d’ailleurs cette cadence me plaît déjà.

Allez, je file. Y’a du bonheur à saisir aujourd’hui!

F.B.

L’inspiration De Beauvoir comme moteur de réflexion

“Il faut considérer la vie comme une partie que l’on peut gagner ou perdre”

- Simone de Beauvoir

C’est une phrase toute simple que j’ai noté, un soir que je fouillais parmi des milliers de citations à la recherche d’une flamme pour m’éclairer. Une phrase sur laquelle je ne me suis pas trop arrêtée sur le coup. Je me suis contentée de la copier dans un fichier, puis l’ai laissé dormir.

Les jours sont passés et j’oubliai la phrase. Puis, soudain, j’ouvris par inadvertance le fichier et me plongeai dans ces paroles qui avaient trouvé écho en moi. C’est ainsi que les mots de Simone s’imprimèrent dans ma tête avec fracas, et que ma réflexion sur l’idée du bonheur prit son envol. Et c’est par ces mots que je décidai d’entamer une grande quête de bien-être, non pas comme une panacée mais comme une fin, comme un état physique et psychique provoqué par le désir féroce d’aller au bout de soi.

Car je crois en effet que la vie a tout du jeu, et que le résultat ne dépend que de notre manière d’aborder la partie. Je crois aussi que les habitudes se prennent plus rapidement qu’elles se perdent, et qu’il faut user autant de volonté que d’optimisme pour que le chance soit de notre côté.

La propension à être heureux, même si elle est innée, peut fort bien se transformer en désarroi si les écueil s’accumulent sur notre chemin. Et si, d’emblée, une personne ne semble pas prédestinée à une vie heureuse, il est fort possible que cette même personne accède à une certaine forme de sérénité s’il elle est dotée d’une nature le moindrement déterminée.

Partant de cette thèse,  j’ai pensé que, peut-être, à force d’épreuves et de douleurs, j’avais abdiqué, et ce à mon propre insu. Soudainement j’entrevoyais la vie comme une partie que j’allais perdre d’une manière ou d’une autre, et cela influençais chaque instant de mon existence. À trop broyer de noir, je ne savais plus voir le moindre éclat de lumière.

C’est donc de cette manière que se sont déroulés les premiers instants de ce questionnement, dont le but premier est en fait de tester différentes approches pour modifier mes propres mécanismes de réflexion, d’introspection, de protection. Surtout, l’idée derrière tout ça est de trouver de bons outils pour évoluer dans ce monde afin d’avoir le sentiment, en bout de course, d’avoir remporté la partie.

Gagner pour moi, ce serait d’user de toute ma durée avec appétit, émerveillement et reconnaissance. Ce serait aussi de rester attentive à ce que le monde offre généreusement à nos âmes errantes.

En ce jour 3 de mon “entraînement”, je peux affirmer que je me sens davantage comme une gagnante que depuis de forts longs mois. Par-dessus tout, je suis résolue à poursuivre sur cette belle voie.

À suivre…

F.B.

Bonheur, tu ne paies rien pour attendre!

Ma dernière pensée avant de me coucher concernait le bonheur, du moins la définition que l’on peut s’en faire.

Puis j’ai appuyé sur la touche stop de mon lecteur.

On le cherche, on le pleure, on en est nostalgique, on court après comme des lions en cages… non mais qu’est-ce donc que cette folie de vouloir être heureux à tout prix, selon des buts tous plus illusoires les uns que les autres?

Je me suis rappelée à quelle adresse il logeait, ce vilain coquin. Et je me suis fait une promesse, que je compte bien tenir. Pour les deux prochains mois, je m’entraînerai rigoureusement à être heureuse, de la manière la plus simple qui soit: en m’exerçant à apprécier férocement l’instant avec tout ce qu’il porte. Car je crois bien que le bonheur nécessite une rigoureuse discipline, laquelle me fait tristement défaut jusqu’à maintenant: je ne suis pas constante!

Alors voilà l’objectif: prendre à bras le corps les menus détails de l’existence pour les transformer en moments de plénitude. Reconditionner mon rusé cerveau, qui a prit la sale habitude de se jouer de moi à l’occasion en me laissant glisser vers des versants plus sombres. Goûter ce que le jour recèle de doux et de chaud.  Apprécier ce qui est, en chassant l’angoisse et les regrets. Vivre quoi.

Puisque le bonheur n’arrive pas seul, j’irai donc le chercher!

Bonne journée!

F.B.