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Sculpture sur neige à RDL!

Ça y est, le coup d’envoi est lancé pour la 13e édition du concours intercollégial de sculpture sur neige de Rivière-du-Loup.

Voilà donc une fichue belle occasion de se vêtir chaudement afin d’aller arpenter la rue Lafontaine pendant la fin de semaine. Heureusement pour les participants, la météo nous promet des températures clémentes pour samedi et dimanche, ce qui n’a pas toujours été le cas dans les années passées.

Le thème de la présente édition: Quand l’éphémère s’éternise. Les participants ont jusqu’à dimanche pour réaliser leurs oeuvres. Le concours est réalisé par le Cégep de Rivière-du-Loup depuis toujours, qui se démarque d’ailleurs par la très grande qualité de ses programmes en arts visuels. Moult partenaires s’associent aussi à l’événement chaque année, dont la Ville de Rivière-du-Loup et plusieurs autres. La liste est disponible sur le blog du concours.

Comme il est fascinant de voir le travail de ces jeunes créateurs, qui rivalisent d’année en année de talent et d’originalité! Chaque fois, des projets impressionnants prennent forme sous nos yeux ravis. Et il est absolument fantastique d’observer ces jeunes partir d’un gros bloc de neige compacte pour en faire jaillir tant de beauté. Les résultats sont parfois délirants.

Pour ma part, cette belle fête des neiges fait partie de ma vie depuis ma plus tendre enfance, alors que l’activité portait un autre nom – peut-être, justement, la Fête des neiges! À l’époque, mon père endossait le rôle du superviseur des activités, et celui de conseiller auprès des étudiants. La vie étant ce qu’elle est, et portant son lot de hasards et de drôleries, mon frère a par la suite prit la relève pendant plusieurs années afin d’assurer le suivi des opérations.

Allez… sortons nos tuques et nos foulards et promenons nous à travers ces grandes oeuvres en plein air! Allons encourager ceux qui viennent occuper notre ville de si jolie manière!

Bonne fin de semaine d’hiver!

F.B.

Kino RDL: maintenant un incontournable

Un événement gagne en popularité à RDL : les soirées de projection Kino. Cette jeune cellule compte déjà 4 soirées à son actif, et le nombre de spectateur est toujours grandissant, de même que le nombre de kinoïstes participants. D’ailleurs, la dernière mouture fut des plus savoureuse. Les courts métrages sont très variés, explorant des avenues diverses sous des angles tout aussi diversifiés. Souvent, le rire est sollicité de la part des auteurs, et ce de délicieuse façon.

Mardi dernier, nous avons eu droit à plusieurs perles, tant au niveau des synopsis qu’à celui des images. Mention toute spéciale à Émile-Olivier Desgens, pour son brillant épisode inspiré d’une histoire « vécue ». Seconde mention à la présentation d’un Kino tout droit sorti de la cellule rimouskoise. Je ne verrai plus jamais le jeu de Monopoly – à moins que ce soit Mopolony – de la même manière ! Et je remettrai la troisième étoile au film C-234, dont j’ai malheureusement omis de mémoriser le non de l’auteur. Mais c’était assez savoureux merci. Toutes mes félicitations à ceux qui osent se commettre de si belle manière.

Et puis ce qui est fantastique avec cet événement, c’est le fait de sortir du cadre habituel des soirées sociales. On s’y rend pour voir le travail de créateurs qui s’amusent ferme, qui mettent en image des histoires loufoques ou poétiques, pour faire réagir, réfléchir, rigoler, rêver. On en revient satisfait, la tête remplie de ces points de vue originaux, qui diffèrent totalement d’un auteur à l’autre. On dira ce qu’on voudra, mais parfois, l’amateurisme se transforme en génie. Vivement la prochaine projection ! À laquelle, d’ailleurs, j’ai promis de participer pour la première fois, avec mon amie K, en tant que kinoïste !

Des sites de kinoïstes louperivois: FG Lewis, Nadine Boulianne

F.B.

De la magie à St-Germain-de-Kamouraska

Dimanche, vers la fin de la matinée, le soleil est sorti en douceur de derrière le voile de nuages qui garnissait le ciel. Pour notre plus grand bonheur d’ailleurs, car nous avions prévues, K et moi, de se rendre à St-Germain pour une belle randonnée de raquette.

Il fut un temps où cet endroit magnifique abritait un domaine immense ainsi qu’un manoir haut perché avec vue sur le fleuve. Le temps a fait son œuvre et le manoir, bien que toujours debout, donne l’impression d’être sur le point de s’écrouler. Le domaine, avec les années, est devenu un lieu de promenade avec une foule de sentiers offerts soit pour les marcheurs, soit pour les cavaliers et leur monture. On l’appelait Pointe-à-la-flèche.

J’ai connu cet endroit superbe il y a plusieurs années, alors que j’habitais Québec et qu’un ami m’avait convié à son chalet, justement situé à St-Germain. Pour nous y rendre, nous n’avions qu’à traverser la 132 et à marcher cinq minutes, puis nous nous y engouffrions, ravis, pour tout l’après-midi. Les sentiers, chaque fois, nous en donnaient à coeur joie. La variété du décor et des pistes plait à quiconque se décrit comme un amoureux de la nature. Pour ma part, j’y ai trouvé un sentiment de grande ivresse, un vertige souverain qui me faisait l’effet de l’envol de mon âme.

Dimanche, en raquette, j’ai ressenti une fois encore ce puissant souffle m’habiter. C’était la première fois que je m’y rendais en hiver, mais je peux certifier que ce ne sera pas la dernière. La beauté féerique et sauvage à la fois de ces montagnes boisées m’a chauffé le coeur a ras bord. J’ai eu l’impression de prendre un bain de lumière, parmi toute cette neige molle qui garnissait chacun des arbres alentours. La randonnée fut grisante, nous réservant aussi sont lot de fous rires à tout instant. Je me suis sentie légère comme pas souvent. Wow ! Comme c’est bon d’avoir des ailes parfois !

À la fin de la promenade, retournant à la voiture, nous sommes tombées par hasard sur une amie de K, qui s’adonnait à la contemplation de la marée montante. Quel spectacle ! Choses que j’ignorais, les grandes marées de janvier offrent un phénomène rare et fascinant : l’eau traverse la barrière de glace qu’elle-même a formé en passant dessous, pour venir garnir tranquillement les berges dans un mouvement envahissant, avec comme fond sonore mille clapotis et bouillonnements étranges sortants de toutes parts. L’eau avance sur la neige en prenant l’allure d’une belle slush, remplissant chacun des creux et formant des sillons ça et là. J’observai la scène avec délectation pendant plusieurs minutes. Puis, nos pieds gelés nous rappelèrent qu’il fallait partir… pour mieux revenir ! Merci K !

FB

Tapis Bleu: un band bas-laurentien qui se démarque

Le 22 novembre dernier, à la Maison de la Culture de Rivière-du-Loup, avait lieu un spectacle bénéfice pour venir en aide à La Bouffée d’Air du KRTB, une maison d’hébergement qui offre du soutient à des adultes en situation de crise ou de détresse émotionnelle. Après une première partie orchestrée par un duo de chansonniers qui semblaient peu expérimentés, Steeve Valcourt et sa bande de tam-tam ont réchauffé l’assistance et préparé le terrain pour le clou de la soirée: le groupe Tapis Bleu.

Pour tout dire, je ne les connaissais absolument pas, du moins musicalement parlant. Et donc, je ne m’attendais à rien du tout, sinon au pire. Dès les première mesures, j’ai compris que ces gars-là étaient d’excellents musiciens, ayant paufiné un son qui leur est propre et développé des mélodies solides et enveloppantes qui ne tombaient d’aucune façon dans les clichés commerciaux que l’on peut entendre la plupart du temps à la radio. La présence sur scène du chanteur, Sylvain Poirier, m’a étonné d’abord, puis charmé ensuite, dans le sens qu’il a fait preuve d’une chaleur et d’un esprit rassembleur absolument essentiel quand on est le leader d’un groupe. La guitare m’a soulevé par ses rift à la fois planants et énergiques. Le batterie était inventive et exaltée, et j’offre une mention spéciale à l’apport de Steeve et sa gang pour leur participation à quelques pièces, car l’ajout de djembés aux mélodies de Tapis Bleu donnait beaucoup de texture à l’ensemble. J’ai trouvé les textes sentis et empreints de poésie, avec un ton engagé absolument pas négligeable. J’associerais leur musique à un amalgame entre Karkwa et Daniel Boucher, avec, bien sûr, une sonorité bien à eux.

Bien sûr, il y a des coups de barres, mais ils ne vont pas dans le sens de leur prestation. Je vise davantage le public louperivois un tantinet trop timide, et ce même si j’en faisais partie. Je ne suis pas de celles à briser la glace et à me jeter sur le dance floor toute seule, même si je conçois bien qu’il faut bien que quelqu’un le fasse. Hors, il y eut bien quelques braves pour aller swinger, mais ce fut plutôt minime. Et ils n’ont pas réussi à entraîner le reste de l’assistance.

Deuxième coup de barre: le nombre de participants. Je sais que les organisateurs ont fait tout ce qui était en leur pouvoir afin d’aller chercher un maximum de public. Ils étaient où tous ces gens invités? Il restait de la place pour encore beaucoup de monde dans la salle Bon-Pasteur, aménagée pour l’occasion en formule cabaret (fort sympa en passant). Je porte un sévère blâme à mes concitoyens pour leur manque de participation aux événements issus de la communauté. Tapis Bleu, c’est un groupe de chez nous, qui participe activement à la vie culturelle d’ici. De grâce, la prochaine fois, rendez-leur hommage! De plus, c’était une fichue de belle façon d’appuyer les démarches de La Bouffée d’Air, et de l’aide, ils n’en seront jamais avares. Car avec cette aide, ils soutiennent ceux qui en ont besoin et qui ne possèdent aucune autre ressource.

Sur ce, longue vie à Tapis Bleu… comme je l’ai écrit sur leur page Facebook, après cette soirée, je me suis sentie fière de ma région et des gens qui, comme eux, la font bouger, avancer, évoluer et, donc, prospérer.

http://www.myspace.com/tapisbleu