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Un pas à la fois

Regarde comme le monde est vaste

et pourtant si près de toi à chaque pas

Regarde combien il faut de courage

pour poser le pied sur le sol au petit matin

Cette quête effrénée de l’existence n’a de sens

que celui que tu lui donnes

 

Parfois le brouillard alentour se fait si dense

que tes yeux n’y voient plus rien

 

Regarde au loin l’avenir qui se dessine

traçant de grandes lignes dans toutes les directions

et puis regarde un peu derrière toi le tracé de tes sillons

cette route étrange qui porte ton nom

qui porte ton âge et tout ton bagage

 

Regarde, et surtout regarde bien

même transi devant l’incertain

cette soif qui t’habite et demande sa délivrance

Regarde sans craindre le mouvement, le battement

de cette source qui coule sous ta peau

Regarde toute cette eau

comme un fleuve majestueux qui descend vers la mer

comme un torrent fougueux creusant son lit dans la terre

 

Regarde longuement, ne ferme pas les yeux

Ouvre ton œil comme au premier jour

Regarde la vie qui suit son cours

puis avance, fais un seul pas

ne regarde plus ce qui reste derrière toi

 

Si ton pas est ferme, avance à nouveau, tu verras

Rien ne tombe, rien ne s’arrête, tout est là

mille bras s’ouvrent à ton passage

la lumière te suit à mesure que tu progresses

Vas ton chemin, fonce vers demain

Regarde bien comme il te sourira

 

Vas-y marche et ne recule devant rien

si le doute t’assaille, n’écoute pas ses propos

si la peur te gagne cherche à l’apprivoiser

puis continue, toujours, sans trop t’arrêter

vas voir ce qu’il y a de l’autre côté

de ce que tes yeux refusent de voir

de ce que ton cœur ne sait plus croire

 

Un pas à la fois, jamais davantage

sur cette route aux mille visages

Et quand ton pas sera ferme et assuré

tu sentiras sur ta peau un souffle léger

Ce sera ton salut, doux et enveloppant

comme seule peux le faire la caresse du vent


F.B.

Entraînement “bonheur”: la démarche

Voilà déjà une semaine que je suis en mode “action” en ce qui a trait à mes enthousiastes aspirations, et le constat, pour l’heure, est assez positif. Je crois que je suis aussi en train de développer des trucs, des techniques efficaces pour savourer le temps qui passe, et force est de reconnaître que ça marche. L’idée, c’est de ne pas me complexifier la tâche en me demandant des choses que je ne serais pas en mesure de réaliser à long terme. Voici donc le topo de ma remise en forme spirituelle.

Le plus important, c’est le lever. Tôt, le plus tôt possible, sans trop chambouler mon rythme biologique non plus. J’ai remarqué qu’il m’était aisé de me lever entre 6h et 6h30 sans en souffrir en aucun moment, même le soir, car je suis une couche tard. Je ne pouvais pas, drastiquement, me mettre à aller au lit à 21h30, ce serait contraire à ma religion. Et puis j’ai aussi constaté que je pouvait facilement couper un tantinet mes heures de sommeil sans ressentir de fatigue le moins du monde.  Le cadre du coucher est donc situé autour de 23h, sans dépasser 23h30.

Ensuite, je me fais un devoir de marcher autant qu’il m’est possible de le faire. Pour aller au travail, cela va de soi, mais j’ai adopté un pas de marche plus rapide, et donc plus exigeant, et ça fait du bien. En bout de journée, ça me fait 40 minutes de marche. La fin de semaine, il y a une journée libre, et une autre consacrée à une sortie extérieure, si possible en raquette, sinon à pieds.

Le troisième point réellement important est au niveau de l’alimentation. Bien manger, c’est à dire me nourrir avec de bons aliments, prendre des collations le matin et l’après-midi qui m’offrent un bon support. Venir dîner à la maison plutôt qu’au resto. Prendre un déjeuner, même s’il est frugal pour cause de manque d’appétit le matin. De là l’apport de la collation matinale!

Pour le reste, j’essaie de contrôler le flot de pensées qui m’assaillent, en évitant de verser dans le négatif. Je m’offre un maximum de petits bonheurs quotidiens: écouter la radio, lire, faire des mots croisés, rigoler avec les collègues et les clients, écrire mon blogue, contempler la vue du fleuve, apprécier la lumière du jour, etc.

Par-dessus tout, je m’oblige à entrevoir l’avenir d’un oeil ravi, et m’efforce de croire à la réalité de ce bonheur tant convoité.

Bien sûr, c’est un “work in progress”. C’est toute la beauté de la chose. Mais j’ai davantage confiance en ma réussite à mesure que les jours passent. Il ne suffit que de maintenir le rythme, et d’ailleurs cette cadence me plaît déjà.

Allez, je file. Y’a du bonheur à saisir aujourd’hui!

F.B.