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Prédiction Louperivoise…

Une certitude : Mario Dumont quitte son poste. Cela signifie donc que le comté de Rivière-du-Loup peut s’attendre à des partielles d’ici pas très longtemps. Avant l’arrivée de l’ADQ, les gens d’ici votaient massivement PLQ. Qui se présentera donc à la députation du comté ?

J’ai dans l’idée que VLB ne lâchera pas le morceau si facilement, pourtant ses chances sont plutôt minces de l’emporter. Du côté du PQ, le candidat en place n’est pas très connu du milieu, ayant été parachuté pour la dernière élection. Les adéquistes sans Mario, c’est comme le pain sans beurre : pas très attirant finalement.

Reste les libéraux, mais je ne suis pas certaine que M. Rioux se représente. Le meilleur scénario serait que l’ex maire de Rivière-du-Loup, M. Jean D’Amours, fasse à nouveau parti de la course. Pourquoi ? Parce que M. D’Amours est connu et aimé par la population. C’est un homme brillant, avec beaucoup de vision et une gestion serrée de l’économie. Pendant ses années à la mairie, il a fortement contribué à l’essor de la région. C’est avec lui, entre autre, que Rivière-du-Loup s’est vu remettre le titre de Ville Culturelle de l’année en 2003 ou 2004.

Bien que je ne sois absolument pas pro libéral, j’admets que la venue de cet homme à la députation du comté serait un pas en avant pour nous tous. Car de toute façon, on ne peut pas vraiment espérer un autre scénario. Les péquistes n’étant pas trop populaires, imaginez ce qui en est de QS ou des Verts…

Roulement de tambour jusqu’aux partielles mes amis….

Gros lendemain électoral en 6 constats

1 – La grande annonciation :

Décidément, notre Berny national, pour sa dernière présentation de soirée électorale, nous a fait part de ses prédictions de très bonne heure. À 20h34, nous avions le loisir d’entendre le fameux : « Si la tendance se maintient… » Qu’eut été mon bonheur si ce cher Berny, dans son empressement à nous dire son verdict, c’était trompé en annonçant si tôt l’élection du gouvernement libéral majoritaire. Mais bon… il est (encore) permis de rêver. N’empêche que j’aurais apprécié que le suspense dure un peu plus longtemps. Ça ne va pas un peu vite, non ?

2 – Logique réductrice :

Si seulement 57% de l’électorat a fait l’effort d’aller faire entendre sa voix, est-ce que cela signifie en fait que 43% de la population votante a choisi, de son côté, de se faire entendre en gardant le silence ? Belle utilisation de la démocratie, j’aimerais que l’on donne une bonne main d’applaudissement devant un tel courage. Je suis convaincue qu’il s’agit de la meilleure méthode pour s’affirmer politiquement en tant qu’individu. Bravo.

3 – Délire utopique :

Imaginez un seul instant que les 43% de gens ayant voté pour le « OUI » économique de Jean Charest, lors du futur référendum sur la souveraineté, se fourvoient avec l’idée derrière le mot et tracent un gros X sur le OUI indépendantiste, et ce en même temps que tous les péquistes. Nous aurions alors un pays…

4 – Cerise sur le sundae :

Totale déconfiture adéquiste. Départ de Mario Dumont de la scène politique – sinon pour longtemps, du moins pour un temps. Le concept « autonomiste » de l’ADQ s’est essoufflé de lui-même, trop alourdi à force d’orgueil de la part de son chef. C’est sans doute une bonne leçon à retenir pour cette formation, et l’analyse de cette chute pourra sans doute la servir dans la révision de son programme, mais surtout dans la définition de l’avenir de l’organisation.

5 – Lumière d’espoir :

Élection d’Amir Khadir dans son compté. Discours touchant et empreint de promesse. Bien sûr, QS ne représente qu’une fraction dans l’échiquier électoral. Mais la voie déterminée qu’emprunte ce parti, d’ailleurs encore tout jeune, réussit à semer au passage le germe d’idées nouvelles et le goût du débat de fond. Un véritable vent de fraîcheur dans la sécheresse idéologique actuelle. Peut-être que, doucement, cela influencera la vision et les décisions de tous ceux qui, d’une quelconque façon, flirtent avec la gauche. Gauchistes, rassemblez-vous !

6 – D’Obama à… :

Comment ne pas faire mention du passage de la première femme en tant que chef de l’opposition officielle, la très soulagée Pauline Marois. Elle aura réussit, donc, à sortir le PQ de la torpeur et à en prendre les rennes. Elle peut être fière d’avoir gagné son siège, après la bataille qu’elle a mené, ne serait-ce qu’au niveau de son image. Car, bien sûr, après une telle année aux élections multiples, force est de constater que les choses changent… Lentement, mais sûrement ? De biens beaux gains en tout cas dans ce paysage politique en pleine mutation. Bon mardi ! FB