La quête de l’existence est immense et les réponses insaisissables
À chaque pas l’esprit est éveillé par des milliers de détails
De dilemme en dilemme nous marchons à tâtons
Nous construisons et détruisons les murs de notre propre prison
Il y a tant à saisir dans ce foisonnement infini de beauté
C’est la peur qui chavire à force de chercher
Plus que tout la crainte de passer à côté de l’essentiel de la vie
Ainsi que le doute perpétuel d’avoir su prendre le bon parti
Le monde est riche, débordant de trouvailles qui allument notre curiosité
L’empreinte de nos pas témoigne de cette course effrénée
Il est si ardu de trouver le sens réel de cette quête
Pourtant il est aussi vain de toujours se prendre la tête
Parfois l’abandon et le relâchement prodiguent les plus savoureuses richesses
Suffit simplement de peser fermement sur le frein pour faire place à la paresse
Aussi faut-il mettre le bâillon à notre venin intérieur
Celui qui fait courir sans fin le doute et la peur
Il n’y a de pire ennemi que notre propre part d’ombre
Ses mots sont un poison agissant sur nos ondes
Si nous écoutons un seul instant ses propos comme un reflet de la vérité
Ça y est, c’est foutu, nous allons vaciller puis nous effondrer
De l’autre côté de ce monde de ténèbres existe celui de la lumière céleste
Elle agit sur nous comme une berceuse chantée à notre oreille en déroute
Elle chasse d’un seul geste toute crainte et tout doute
Nous n’avons qu’à poser un regard tendre sur la vie qui s’ébat
Pour capter sa musique comme la plus belle des voix.
F.B.
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