Entrée de décembre 2008
Vous avez sans doute suivi le cours des discussions au sujet de cet arbre installé la semaine passée face au Parlement à Québec. Toute une histoire. Pour ma part, je n’en reviens pas encore que les gens s’insurgent à ce point pour une question d’appellation.
Non mais, on est tu d’accord pour dire qu’un sapin de Noël ou un arbre des fêtes, peu importe, on comprend ce que ça veut dire ? Sauf qu’il semble que ce ne soit pas toujours le cas.
Je me suis amusée à lire le courrier des lecteurs dans différents quotidiens. Hallucinant ! On dirait qu’ils s’étaient tous donnés le mot pour rouspéter à ce sujet, le rouge au joue et le feu au derrière. À les entendre, il faudrait presque croire que l’on est tous redevenus catholiques pratiquants en moins de deux !
Je ne serais pas surprise que l’on réclame bientôt de ressortir le bûcher pour punir les hérétiques disciples des accommodements raisonnable. Tant qu’à jeter de l’huile sur le feu !
Bien sûr, je conçois que l’épisode comporte son lot de maladresses, mais je ne cherche pas à trouver de coupables. À une époque où nous avons à côtoyer diverses cultures, je comprends qu’il puisse survenir quelques dérapages à l’occasion, comme pour une question de détail comme celle qui m’intéresse. Personnellement, quand j’ai lu l’article traitant de « l’arbre des fêtes », je n’y ai pas vu de véritable controverse. Et pourtant…
Richard Martineau traite du sujet dans sa chronique d’aujourd’hui. Hilarant. Je partage son point de vue d’un bout à l’autre et vous invite à y jeter un coup d’oeil. Bienvenue aux commentaires !
FB
Catégories : Humeur · Journal · Politique · Société
Tagué : arbre, catholique, Fêtes, Noël, Parlement, pratiquant, Richard Martineau
Mardi 16 décembre, le froid est de retour, c’est le coeur un peu lourd que je m’en vais voir le documentaire de cette jeune cinéaste, pour la dernière soirée, avant Noël, des Projections Cinédit. Pourtant j’aime profondément ces soirées cinéma différentes qui ont lieu dans ma petite ville de Rivière-du-Loup. Hors la tête y était à moitié avant de partir, puis j’ai dû me botter solidement les fesses.
Comme il fallait s’y attendre, je n’ai pas été déçue du visionnement. Le film de Pascale Ferland est empreint de tendresse envers son personnage, les images d’archives ravissent la mémoire- particulièrement celles cinématographiques. Voici le lien si le film vous intéresse davantage.
http://www.quivivraverrafilms.com/index-fr.html
Ce qui m’a le plus charmé, c’est l’énergie de la sympathique documentariste. La vivacité de ses réponses, toutes gorgées de la passion qui semble l’animer, m’a fait l’effet d’un vent de fraîcheur dans ma tête et, bien qu’il n’y ait pas une foule aussi dense qu’à d’autres projections, j’ai senti que les autres spectateurs percevaient aussi cette chaleur.
J’aime toujours écouter parler ces créateurs dont l’esprit bouillonne et la peau frissonne. Je trouve ça beau cette passion viscérale pour l’expression de ses idées. Aussi je le comprends. Je n’en suis peut-être pas encore rendu là, mais il reste que je suis continuellement dans un mode créatif depuis quelques temps, par l’écriture bien sûr, et que cela me fait du bien. Tant de bien d’ailleurs que les gens autour de moi le remarquent, me le disent. Je n’ai jamais autant reçu de compliment que depuis six mois. La création rend plus beau je pense. En tout cas, si je le perçois chez mes semblables, l’équation est aisée.
Tout ça pour dire que je n’ai pas regretté d’être sortie de chez moi pour me rendre à ce rendez-vous. Je tiens à dire à quel point je salue l’initiative des Projections Cinédit. Aller à ces soirées, c’est donner sa main à quelqu’un qui nous emmène ailleurs, dans des lieux que, parfois, nous n’aurions pas choisi d’aller. Le documentaire, en lui-même, nous pousse à se questionner. Puis le traitement fait toute la différence. Comme ce portrait de René Bail que nous a présentée Mlle Ferland, tout en nuance, et comme en forme d’entonnoir pour se rendre jusqu’au coeur de l’homme.
Catégories : Cinéma · Culture · Humeur · Journal
Tagué : artiste, cinéastes, Cinédit, cinéma, créateur, documentaire, Rivière-du-Loup
Depuis les élections, je boude le monde politique. J’ai besoin d’un répit. Pourquoi ? Parce qu’après ce grand bain électoral, ici et ailleurs (comme au Canada par exemple), je me sens vidée. Cette frénésie qui m’habitait tout ce temps s’est effacée, pour un temps seulement, je le sais, et j’ai besoin de me réadapter à la routine parlementaire. Rien de mieux qu’un peu de recul, afin de mieux apprécier ce cirque à nouveau quand le temps sera venu.
C’est pour cette raison que je n’aborderai pas davantage le sujet
En fait, je suis un peu déconnectée de la réalité, du monde extérieur. Imaginez que depuis plusieurs jours, je n’ai feuilleté aucun journal, je n’ai pas allumé la radio, ni la télévision- qui d’ailleurs ne capte les ondes que de Télé-Québec (non pas que ce soit mauvais, ou mal, car il n’en est rien, mais le choix demeure plus limité à ce qui a trait au journal télévisé). Depuis plusieurs jours en fait, mon seul contact avec le monde est mon ordinateur.
Pourtant ici je peux avoir accès à toute l’information possible. Sauf que j’ai réalisé que je n’aimais pas lire très longtemps sur l’écran. Je me suis rendue compte que la grande majorité de mes informations, je n’allais pas les chercher sur le web, mis à part les trucs usuels : courriels, 10 minutes sur Facebook, coup d’oeil sur mon blogue.
Outre les blogues, que j’adore par leur formule conviviale, leur incitation- sinon au commentaire, du moins à la réaction- à répondre, il y a peu de choses qui m’attirent maintenant sur Internet. Pour moi, c’est plutôt un outil de tous les jours, qui sert uniquement à aller chercher le nécessaire et à entretenir un réseau. Cette manière de l’utiliser me convient à ravir. Je n’en demande pas plus, et pourtant je le pourrais !
Mais j’ai aussi compris quelque chose cette semaine, une banalité peut-être, seulement moi c’est maintenant que j’ai envie de la formuler. J’ai pris conscience que je ne pourrais plus vivre sans cet outil dans ma vie, qu’il en faisait partie intégrante et que sans cette donnée dans la balance, le monde n’était plus le même.
Attention, je ne compare pas cela à me faire arracher un bras. Je ne suis pas si irraisonnée. Cependant il faut bien admettre que l’on est tous un peu accros à notre machine, et surtout à ce qu’elle porte avec elle.
Nonobstant tout cela, je constate que la machine comme telle n’a pas de trop grande prise sur mon existence. Elle a pris sa place dans ma vie, et heureusement pas TOUTE la place. Car bien sûr ça existe.
<!–[if gte mso 9]> Normal 0 21 false false false MicrosoftInternetExplorer4 <![endif]–><!–[if gte mso 9]> <![endif]–>
N’empêche que cette technologie est devenue pour moi un complément parfait à toutes mes activités, comme une boîte magique contenant tout ce qu’il faut pour satisfaire ma curiosité débordante. FB
Catégories : Humeur · Journal · Réflexion · techno
Tagué : blogue, Facebook, information, internet, Journal, machine, ordinateur, radio, télévision, tecnnologie, toile, web
Jean Cocteau écrivait, en 1947, ce livre très beau où il faisait constat de cette quête identitaire inhérente à chacun de nous: “La Difficulté d’Être”.
Pourtant, cet homme aux multiples talents, en apparence, avait tout pour être heureux. Prolifique, tout ce qu’il touchait se transformait en perles de beauté. Son oeuvre est magistrale et ses médiums multiples. Il représentait ce que je considère être un artiste profondément accompli. Sa vie fut riche et pleine, marquée par des rencontres fortes avec les artistes de sa génération. Il a influencé le monde des arts à plusieurs niveaux: littérature, théâtre, cinéma, dessin, graphisme.
Hors, son questionnement existentiel fut sans relâche.
Il semble que le fait de se dépasser, de révéler sa propre créativité, ne puisse nous immuniser à la puissance du doute identitaire. J’ose même penser que pour ces gens allumés, influents, épris de liberté autant que de réalisation, les bouleversements intérieurs fournissent davantage d’épreuves. Sans doute parce que, connectés sur un flot continu de remises en question via leur démarche artistique, ces gens se retrouvent forcément interpellés par les questions philosophiques, l’art n’étant jamais trop éloigné de cette école.
D’une manière ou d’une autre, tous nous sommes pris avec l’incertitude, l’inconstance, l’instabilité, à plus ou moins grande échelle. Ne serait-ce que par rapport à notre image: celle que nous projetons ou croyons projeter, versus celle que les autres perçoivent ou croient percevoir. Être soi est sans aucun doute l’entreprise la plus ardue de toute existence. Se définir en tant qu’être humain demande une vie entière. Et encore. Saurons-nous vraiment, à la toute fin de notre parcours, qui nous sommes? Y aura-t-il un moment où l’hésitation ne définira plus notre démarche sur cette route escarpée de la quête de soi?
Il semble qu’il ne suffise pas d’accomplir de grandes choses pour obtenir plus de certitudes que les autres. À la lumière de ce constat, il m’apparaît évident qu’une vie humaine riche et nourrissante passe obligatoirement par la recherche de cette pierre philosophale mythique bien enracinée dans notre imaginaire collectif. Et ce tâtonnement incertain est, sans nul doute, aussi intemporel qu’universel.
FB
Catégories : Journal · Philosophie · Réflexion
Tagué : être, cinéma, créativité, dessin, existence, Identité, Jean Cocteau, littérature, Philosophie, Pierre philosophale, quête, théâtre
Il semble que les blogues féminins soient bien spécifiques.
Que pensez-vous des préoccupations des femmes d’aujourd’hui? Croyez-vous que le vaste monde de la réflexion sociale ou politique est un territoire réservé aux hommes?
Décidément, les mentalités n’évoluent pas très rapidement.
Michelle Blanc, dans son billet du jour, traite avec doigté du sujet des femmes qui bloguent, en lien avec le prix Elle-Wikio. Très intéressant. Allez y jeter un coup d’œil, ça vaut la peine de lire aussi les commentaires associés au billet. Personnellement, ça m’a fait réagir, voici donc le pourquoi de mon billet du jour.
Je me demande comment il est possible que, encore en 2008, l’idée de la femme soit associée uniquement à des thématiques telles que: cuisine, déco, mode, shopping, bébés. Je suis une femme, alors je suis assez bien placée pour savoir que nous ne sommes pas QUE ça!
Comme les autres, je suis coquette, j’aime la féminité et j’aime la mettre en valeur. Pourtant, de nos jours, nombres d’hommes – catalogués métro sexuels par je ne sais qui – ont découvert ce goût assumé pour la coquetterie. Aussi, comme toutes les femmes, j’aime faire la cuisine, je lis des magazines de recettes, je regarde Daniel Pinard et achète Ricardo. Pendant ce temps, nos chromosomes Y ne font-ils pas la même chose? Combien de mes amis masculin monopolisent avec passion leur cuisine dès qu’ils en ont l’occasion? Presque tous en réalité.
Faire les boutiques? Même scénario. Les hommes de ma vie, d’ailleurs, ont toujours eu davantage le goût du magasinage que moi-même.
Décoration? Enfants?… Écoutez… de nos jours, autant les hommes que les femmes nourrissent des penchants prononcés pour ce qui, hier, était l’exclusivité des descendantes de Vénus. En contrepartie, la route des idées, qui a longtemps été le terrain de la catégorie mâle, a été envahie par une horde de femmes jeunes et vieilles ayant le désir ardent de participer aux débats sociaux. Surtout, elles le font avec conviction et distinction, et cet apport féminin enrichit toutes les sphères idéologiques.
La pensée ne rime plus uniquement avec masculinité. Les gens de mon sexe ont de grandes préoccupations, qu’elles soient politiques, économiques, écologiques, technologiques, sociales et, bien sûr, philosophiques.
Pourquoi donc, alors, étiqueter encore un genre qui se bat depuis si longtemps pour l’égalité?
FB
Catégories : Femmes · Réflexions · Société
Tagué : égalité, coquetterie, cuisine, débats, déco, féminité, femme, homme, Idées, pensée
Trêve de politicailleries. J’en ai ras-le-bol. J’ai besoin de changer d’air. Je ne peux plus entendre parler de Mario Dumont. Je n’ai pas envie de saluer Ignatieff. Ma haine contre Harper a perdu sa flamme en quelques heures.
La météo ? Non, merci ! Il est tombé deux bordées de neige et déjà les discussions s’animent à ce sujet. Je préfère ne pas mettre le pied sur ce terrain, il suffit d’une minuscule plaque de glace pour y glisser. Car il y a pire, en fait…
Réchauffement climatique peut-être ? Ouf ! Avez-vous entendu parler de l’Antarctique ?
Réjouissant n’est-ce pas ? Et dire qu’on s’inquiète comme des fous de notre seul petit nombril, et ce tous autant que nous sommes. Au bout du compte, ça n’y changera pas grand chose, l’humain s’essouffle et le monde avec.
Je suis inquiète du sort que l’humanité réserve à la planète. Quand la nature est blessée, j’ai mal aussi pour elle. Je le ressens très fort, comme un point de tension qui m’élance l’échine jusqu’à la moelle. À la lecture de l’article traitant de la fonte des glaciers, et donc de la désalanisation des océans, j’ai eu soudain très peur. Et si tout cela arrivait beaucoup plus vite que l’on ne le croie ?
« L’augmentation de la température réchauffe l’eau, qui fait fondre plus de glace et devient donc plus douce. S’il y a moins d’eau qui descend dans les fonds marins parce que moins salée, il y a moins d’eau qui remonte vers la surface. En remontant, celle-ci transporte les nutriments essentiels à la prolifération de la vie aquatique, qui absorbe en cours de route beaucoup de gaz carbonique (CO2).
Résultat : moins de CO2 dans l’eau, plus de CO2 dans l’atmosphère; plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, plus de réchauffement du climat et… de l’eau. Bref, un cercle vicieux. Déjà que la planète se réchauffe plus vite que prévu, l’accélération pourrait être fulgurante. » (Le Soleil, 11 décembre 2008)
Combien de temps encore continuerons-nous à fermer les yeux, à vivre aujourd’hui sans imaginer ce qui restera demain, à jeter par la fenêtre les recommandations des chercheurs en environnement ?
Imaginez que le mois prochain, tout bascule. Que vaudra alors tous ces biens accumulés pendant tant d’années, que vaudra le temps perdu à s’étourdir dans l’irréel, dans le rêve d’un utopique bonheur proclamé au nom du capitalisme à outrance ?
Je suis là, en ce moment, à me questionner sur le sens véritable de cette existence complexe et fragile. Je ne prétends pas avoir de réponses définitives. J’aspire seulement à entretenir ce questionnement nécessaire face aux bouleversements extérieurs qui, inévitablement, se répercuteront à l’intérieur. Je souhaite ne jamais cesser de m’interroger sur la validité des choix que nous faisons. La prise de conscience passe par le doute. Je veux regarder le monde et donner du sens à ma route.
Catégories : environnement
Tagué : antarctique, climat, environnement, glaciers, Humains, Terre
Une certitude : Mario Dumont quitte son poste. Cela signifie donc que le comté de Rivière-du-Loup peut s’attendre à des partielles d’ici pas très longtemps. Avant l’arrivée de l’ADQ, les gens d’ici votaient massivement PLQ. Qui se présentera donc à la députation du comté ?
J’ai dans l’idée que VLB ne lâchera pas le morceau si facilement, pourtant ses chances sont plutôt minces de l’emporter. Du côté du PQ, le candidat en place n’est pas très connu du milieu, ayant été parachuté pour la dernière élection. Les adéquistes sans Mario, c’est comme le pain sans beurre : pas très attirant finalement.
Reste les libéraux, mais je ne suis pas certaine que M. Rioux se représente. Le meilleur scénario serait que l’ex maire de Rivière-du-Loup, M. Jean D’Amours, fasse à nouveau parti de la course. Pourquoi ? Parce que M. D’Amours est connu et aimé par la population. C’est un homme brillant, avec beaucoup de vision et une gestion serrée de l’économie. Pendant ses années à la mairie, il a fortement contribué à l’essor de la région. C’est avec lui, entre autre, que Rivière-du-Loup s’est vu remettre le titre de Ville Culturelle de l’année en 2003 ou 2004.
Bien que je ne sois absolument pas pro libéral, j’admets que la venue de cet homme à la députation du comté serait un pas en avant pour nous tous. Car de toute façon, on ne peut pas vraiment espérer un autre scénario. Les péquistes n’étant pas trop populaires, imaginez ce qui en est de QS ou des Verts…
Roulement de tambour jusqu’aux partielles mes amis….
Catégories : Politique
Tagué : adéquistes, ADQ, Élections, Jean D'Amours, libéral, Libéraux, Mario Dumont, péquistes, PLQ, Politique, PQ, Rivière-du-Loup, Verts, VLB
Ça y est. J’arrive au point de non-retour. Je regarde derrière et n’y perçois rien. Ma tête opère un 180°, mon visage tombant en direction du Néant. Où suis-je ? Je ne fais plus la différence entre le réel et l’abstrait, le palpable et l’intouchable. J’ai perdu tous mes repères. Je suis en fuite à l’intérieur de ma vie. Tant de choses sont passées par-dessus bord que je ne trouve plus mon identité dans le lot. Pourtant je m’obstine à chercher, à tâtons, une prise sur ma vie. Mes mains se retrouvent en apesanteur quelque part dans le grand Rien. Devant moi apparaissent mille chemins.
J’aurais aimé arriver ici un peu plus tôt, et cette pensée m’assaille avec tant de vigueur que j’en ai le vertige. Beaucoup de détours s’accumulent derrière moi, mon sillon est sinueux et inégal. Dans ce parcours existent de grandes allées bordées de saules majestueux, alors qu’en d’autres endroits le sentier est si touffu, car envahi par la végétation, que l’on peine à y trouver sa voie.
Hier la mort possédait encore quelque attrait à mes yeux. Étrangement aujourd’hui je souris devant ce tableau si complexe ou les flous dominent l’espace. Je ne retournerai plus là d’où je viens. Ardemment j’avancerai en ces vastes terres nouvelles, afin de m’y retrouver pour de bon. Par bonheur, je peux compter sur une boussole, dûment acquise lors de mémorables et déterminantes rencontres. Les miens, dispersés aux quatre coins de ce monde, accueillent mon entrée avec tant d’émoi que j’en suis regaillardie. De loin je leur fait un signe en guise de remerciement et poursuis ma quête.
Bientôt la Baraka. Regardez-moi qui arrive et ne crains pas d’avancer. Un souffle suave se glisse sur mon dos et me pousse en douceur. Mes mains contiennent toute la tendresse du monde. Je suis soulagée. Il existe donc des beautés que j’ignorais encore. Et elles sont devant moi. FB
Catégories : Délire · Journal · Réflexions
Tagué : Baraka, beauté, boussole, Identité, Néant, Parcours, Route, Sentier, souffle, vertige, vide
1 – La grande annonciation :
Décidément, notre Berny national, pour sa dernière présentation de soirée électorale, nous a fait part de ses prédictions de très bonne heure. À 20h34, nous avions le loisir d’entendre le fameux : « Si la tendance se maintient… » Qu’eut été mon bonheur si ce cher Berny, dans son empressement à nous dire son verdict, c’était trompé en annonçant si tôt l’élection du gouvernement libéral majoritaire. Mais bon… il est (encore) permis de rêver. N’empêche que j’aurais apprécié que le suspense dure un peu plus longtemps. Ça ne va pas un peu vite, non ?
2 – Logique réductrice :
Si seulement 57% de l’électorat a fait l’effort d’aller faire entendre sa voix, est-ce que cela signifie en fait que 43% de la population votante a choisi, de son côté, de se faire entendre en gardant le silence ? Belle utilisation de la démocratie, j’aimerais que l’on donne une bonne main d’applaudissement devant un tel courage. Je suis convaincue qu’il s’agit de la meilleure méthode pour s’affirmer politiquement en tant qu’individu. Bravo.
3 – Délire utopique :
Imaginez un seul instant que les 43% de gens ayant voté pour le « OUI » économique de Jean Charest, lors du futur référendum sur la souveraineté, se fourvoient avec l’idée derrière le mot et tracent un gros X sur le OUI indépendantiste, et ce en même temps que tous les péquistes. Nous aurions alors un pays…
4 – Cerise sur le sundae :
Totale déconfiture adéquiste. Départ de Mario Dumont de la scène politique – sinon pour longtemps, du moins pour un temps. Le concept « autonomiste » de l’ADQ s’est essoufflé de lui-même, trop alourdi à force d’orgueil de la part de son chef. C’est sans doute une bonne leçon à retenir pour cette formation, et l’analyse de cette chute pourra sans doute la servir dans la révision de son programme, mais surtout dans la définition de l’avenir de l’organisation.
5 – Lumière d’espoir :
Élection d’Amir Khadir dans son compté. Discours touchant et empreint de promesse. Bien sûr, QS ne représente qu’une fraction dans l’échiquier électoral. Mais la voie déterminée qu’emprunte ce parti, d’ailleurs encore tout jeune, réussit à semer au passage le germe d’idées nouvelles et le goût du débat de fond. Un véritable vent de fraîcheur dans la sécheresse idéologique actuelle. Peut-être que, doucement, cela influencera la vision et les décisions de tous ceux qui, d’une quelconque façon, flirtent avec la gauche. Gauchistes, rassemblez-vous !
6 – D’Obama à… :
Comment ne pas faire mention du passage de la première femme en tant que chef de l’opposition officielle, la très soulagée Pauline Marois. Elle aura réussit, donc, à sortir le PQ de la torpeur et à en prendre les rennes. Elle peut être fière d’avoir gagné son siège, après la bataille qu’elle a mené, ne serait-ce qu’au niveau de son image. Car, bien sûr, après une telle année aux élections multiples, force est de constater que les choses changent… Lentement, mais sûrement ? De biens beaux gains en tout cas dans ce paysage politique en pleine mutation. Bon mardi ! FB
Catégories : Politique
Tagué : ADQ, Amir Khadir, Élections, Jean Charest, Mario Dumont, Pauline Marois, PQ, QS
Ouais… un lundi 8 décembre qui s’annonce pas mal moins excitant que le mardi 4 novembre… Que dire de cette campagne sans effervescence, effacée par les bouleversements fédéraux ?
Je crains bien le pire… que le résultat soit assez semblable à celui que l’on a connu aux dernières – un certain 14 octobre pas si lointain – et qui a fait en sorte que la carte politique n’a pratiquement pas changé d’aspect, à deux ou trois différences près. Si Charest demeure minoritaire, et que le seul changement au sein de l’assemblée nationale se trouve au niveau de l’opposition officielle, peut-on s’attendre à ce que péquistes et adéquistes forment un gouvernement de coalition ? Pourquoi pas, au point où nous en sommes… après un gros trip généralisé de gouvernements minoritaires à tous les niveaux, une nouvelle mode pourrait bien voir le jour : les coalisationistes !
Je me demande vraiment si la population s’intéresse encore à son avenir politique. Un taux de participation au plus bas, une extrême division des votes… on dirait que notre peuple ne sait plus ce qu’il veut, et se conforte dans le pernicieux cercle de la désillusion.
Pourtant, moi-même suis aux prises avec une valse-hésitation intérieure en regard aux différents programmes proposés. Programmes ? Le mot n’est pas tellement révélateur. Je partage cette impression de toujours entendre le même discours peu importe le chef en place. Sauf dans le cas de Québec Solidaire. Mais j’ai beau partager l’essentiel des idées de cette formation, je persiste à douter de la validité de diviser davantage les votes souverainistes et sociaux-démocrates. VLB se présente comme indépendant indépendantiste dans mon comté. Je comprends, mais n’y adhère pas. Oui, j’admets que les idéaux du PQ ont bien changé depuis 1980. Mais ne serait-il pas plus pertinent d’unir l’ensemble de ces forces indépendantistes ? Il me semble que tous ceux qui se réclament de la gauche auraient avantage à travailler en commun au bien de la société québécoise. Mais comme le dirait une amie et son macaron révélateur : UTOPISTES, DEBOUT !!!
En attendant la concrétisation de ce grand rêve quasi illusoire, allons voter ! FB
Catégories : Politique · Société
Tagué : Gauche, Indépendance, Pays, Politique, QS, Société, Utopistes, VLB