Fannie blogue…

Célébration

3 avril 2009 · Laisser un commentaire


Contempler au loin le souffle divin du jour qui s’étire

Respirer enfin la fraîcheur de l’air qui pénètre, libre et fier, tous les pores de la peau

Reconnaître la magnificence de notre mère la Terre dans sa richesse immense

Sentir le pouls de la vie dans un silence exquis comme la plus belle cadence

Savourer sans fin le bruissement coquin du vent se faufilant à travers les champs

Sourire, rire, du chant limpide et céleste des milliers d’oiseaux venus de partout

Célébrer pour toujours la renaissance alentour donnant ses airs de fête à chaque parcelle de terrain

Puis goûter pour l’éternité le passage silencieux de ce temps trop court qui nous gorge d’amour

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Une performance enivrante

29 mars 2009 · 3 commentaires

C’est fait! Et c’est tout frais…

Étrange cette grande fatigue qui m’a assailli après la performance. Je n’avais encore jamais ressentit un tel apaisement, c’était encore plus intense qu’après l’amour.

Quelques heures avant d’entrer en scène, je fut saisie d’une fébrilité telle que je me demandais si j’allais réussir à passer à travers. Je me suis rendue d’avance, question de prendre le pouls de la soirée, ce qui s’avéra être une brillante idée. Tranquillement, je retrouvai mon assurance. Lorsque le temps fut venu d’aller me commettre avec les autres, j’avais déjà une idée en tête, une texture se définissait en moi.

La chimie a bien opéré entre nous trois. Pendant toute l’heure et quart de cette création spontanée, des clins d’œil moqueurs s’échangeaient entre nous. Nous nous influencions les uns les autres, et cet échange m’a profondément touché. La musique de Martin plein mes oreilles, la toile de Myriam plein mes yeux, je me suis laissée emporter par ce courant fougueux avec une joie ravie. J’en oubliai l’assistance. J’entrai à l’intérieur de cette bulle et m’y vautrai d’extase. Les mots coulaient librement, je ne m’imposai aucune censure, je me laisser porter par le flot délicieux de la parole et des idées qui s’imposaient à mon esprit avec une tendresse non feinte.

Ce matin, je pose un regard doux et amoureux sur cette belle expérience. Je n’hésiterais pas une seconde à réitérer la chose. Je me sens plus riche qu’hier, j’en ressort grandie humainement parlant. Ce contact direct entre créateurs m’a conforté dans l’idée que j’ai envie d’explorer d’autres chemins, de participer encore à des échanges multidisciplinaires du genre. Ces rencontres sont magiques, elles donnent des ailes et font en sorte que l’ordinaire devient grandiose.

Merci au Festi Jazz de m’avoir donné la possibilité d’aller là où je veux aller. Merci particulièrement à Josée Fortin pour son audace. Et merci à Martin Roussel et à Myriam DeLorimier pour leur générosité, mais aussi pour cette rencontre unique que nous avons eu.

Enfin, merci à Youri Blanchet de m’appuyer si fort dans mon parcours artistique.

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Se mettre en danger lors de l’expérience créatrice

26 mars 2009 · 3 commentaires

Je suis fébrile, toujours davantage à mesure que je m’approche de samedi le 28 mars prochain. Car je vais tenter à ce moment une expérience toute nouvelle de création, lors d’une soirée où un musicien et une peintre se mettrons à nu, comme moi, avec leur médium.

Le Festi-Jazz en tournée organise un souper bénéfice pour L’École de Musique de Rivière-du-Loup. En effet, l’organisme ramasse des fonds pour la construction de ses prochains locaux, sur le terrain adjacent au Centre Culturel. Le concept est splendide, et, si je ne m’abuse, l’idée vient de Martin Roussel, le jazzman chevronné qui se commettra ce soir-là.

Donc, il s’agit d’un souper pendant lequel le jazz sera à l’honneur, il va sans dire. Le tout se déroulera à L’Hôtel Lévesque, sur la rue Fraser. Les convives auront l’occasion de manger au son de la musique de M. Roussel, suivi de quelques pièces avec l’ensemble de Jazz vocal de cette même école, supervisé par Marie-Maude Viens.

La soirée, animée par Youri Blanchet, se veut grand public et conviviale. Et elle a aussi pour but de mettre en valeur la création sous toutes ses coutures, mêlant les disciplines dans un grand happening de fin de soirée. Ainsi, suite au repas, les artistes entreront en scène afin de se livrer à un rigoureux exercice  de création spontanée pour une durée d’une heure et quart environ. Pendant que Martin Roussel improvisera au piano, Myriam DeLorimier se penchera sur une toile vierge avec ses couleurs, ses pinceaux et ses mains, alors que moi-même serai installée devant un portable qui projettera sur écran les mots écrits à mesure. Les gens dans l’assistance pourront suivre l’évolution du travail à mesure qu’il avance, et donc auront une expérience directe de création avec nous. Ils verront nos hésitations, nos élans, nos erreurs. Et cela est fascinant!

Par la suite, un encan silencieux sera lancé pour l’achat de la toile, et l’argent ramassé ira directement au fonds de L’École de Musique. De mon côté, je ferai une lecture du texte pondu pendant l’exercice, dont j’ignore encore totalement à quoi il ressemblera!

Je n’ai jamais tenté une telle expérience auparavent, mais cette idée me donne des ailes. J’aime aller mettre le nez là où je ne suis jamais allée. J’aime le sentiment de se mettre en danger. Comme dans cette phrase: ” De deux chemins qui s’offrent à toi, prends celui qui te fait le plus peur”. Oui, il y a là quelque chose d’effrayant, et de terriblement attirant à la fois. Cette sensation est irremplaçable quand il est question de se sentir vivant.

Pour les intéressés à l’aventure, le coût du billet est de 50$, comprenant un cocktail et un souper gastronomique,  et vous pouvez l’acheter à L’Hôtel Lévesque  au 418-862-6227 ou à L’École de musique au 418-862-9532. La soirée débutera à 18h et se prolongera jusqu’à environ 22h30.

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À propos du silence

10 mars 2009 · Un commentaire

Le silence me fait du bien. Dans cette existence où nos sens sont sollicités à chaque instant, je ressens souvent le besoin de me lover dans ma coquille, pour écouter mes propres sonorités. Dans le processus d’écriture, c’est absolument nécessaire de prendre de la distance, de se taire, pour mieux recouvrer l’usage de la parole. C’est ce que je suis en train de faire. Parfois les idées sont nourries par l’action, mais en ce moment elles se mettent en place dans le calme de mon univers intérieur.

Longtemps je me suis pris la tête à chaque fois que le silence s’imposait à moi. Je croyais que les mots ne reviendraient jamais si je les laissait s’éloigner. Je ne savais pas à cette époque que les mots sont comme les gens, qu’il faut leur offrir la liberté pour que puisse s’exprimer le meilleur d’eux-même. Je cherchais à ce moment à les retenir alors qu’ils ne voulaient plus rien dire. Jusqu’au jour où j’ai compris que le processus créatif est comme le ressac de la mer, qu’il suit un rythme d’allers et de retours entre le mouvement et l’arrêt, entre l’abondance et la rareté, entre la présence et le retrait.

À l’intérieur de cette vague continuelle qui représente ma création, je me situe en ce moment au stade où l’eau quitte le sable pour retrouver la mer, juste avant de reprendre son souffle pour pousser de toutes ses forces vers l’avant. Le silence est souverain, le calme prend toute la place. Une certaine plénitude m’envahit, car je sais aujourd’hui que rien ne cesse réellement, que la vie nous ramène toujours à l’essentiel, et que ce qui est ancré à l’intérieur de soi ne meurt jamais.

Les mots jonchent les pourtours de ma route, nous nous sommes choisis il y a fort longtemps, et cet amour réciproque que nous nous prodiguons m’apporte le courage d’avancer toujours davantage sur la route qui est la mienne. Et le silence? ce n’est que des mots qui se taisent…

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Pour une heure de douceur

19 février 2009 · Laisser un commentaire

Dans la plaine étrange de mon ivresse

J’ai vu des éclats de feu jaillir de toute part

Il y avait le vent pour soulever ma peine

Et une bruine dense pour laver mes larmes

J’ai marché, j’ai couru, sans me retourner

Les herbes hautes se penchaient à mon passage

Le ciel immense tout de nuages chargé

Faisait place en douceur à des teintes d’orange

Ainsi le temps se laissait gagner par une paix exquise

Les mots, soudain, devenaient inutiles

Seule une chaleur insistante comblait chaque vide

Seule une foi naissante bruissait dans les feuillages

Et mon coeur, jadis désert, se gorgeait de saveurs

Mes yeux n’en finissaient plus de saisir les images

Un brasier de caresses descendait mon échine

C’est toute ma peau qui abandonnait le doute et la rage

Un goût de miel sur mes lèvres persistait

Des senteurs de trèffle harcelaient mes narines

De tous mes sens, je me lovai avec cet air suave

Et laissai la torpeur dormir dans sa cage.

F.B.

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Lumière d’ivresse

11 février 2009 · Un commentaire

L’ivresse nouvelle diffuse ses effluves

Le renouveau des sens

complètement à l’affût

Le parfum du silence

s’enlise sous la peau

Il n’y a plus de sens qui ne résiste à l’esprit

Tout se libère, s’enfuit

vole dans le monde

vole dans la nuit

jusqu’à s’essouffler

Tout s’envole ailleurs

dans le souffle intérieur

de la vie qui s’ébat

guidée par une seule loi

Celle qui oblige le monde

à renaître de ses cendres

chaque fois

que le navire s’échoue

La loi qui fuse de partout

racontant le monde, racontant la beauté

suspendus sous nos pieds

La vie est une bête étrange

Ses fruits sont une terre immense

aveuglante de lumière.

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Manifeste pour la vie

8 février 2009 · 3 commentaires

L’univers est immense et nous sommes des insectes

On se donne tant d’importance, on dirait une secte

On fait de nos vies une routine ennuyante

L’essentiel de la vie, on le garde à distance

Je ne sais pas si c’est ainsi qu’il faut aller son chemin

Je ne sais pas mais, vu d’ici, cela me semble vain

Il me semble qu’il y a tant à vivre et à savourer

Je ne peux me résoudre à cette course effrénée

Je veux goûter les saveurs qui parcourent le monde

Je veux laisser s’exprimer les paroles qui m’inondent

Il y a des beautés partout sur notre passage

Il suffit simplement d’en saisir les images

J’ai envie d’instant plus grands que nature

Je ne veux pas être aux prises avec une armure

Il y a dans mon coeur une soif de vivre

Qui m’insuffle le bonheur, et parfois me rend ivre

Souvent je me sens comme une extra-terrestre

Trop consciente que je suis de la grandeur céleste

Je suis fascinée, c’est vrai, par le mystère de l’existence

Et cette pensée me talonne jusque dans mon essence

C’est pourquoi je me dis que cette vie si courte

Ne peux se résumer à ” J’en ai rien à foutre! “

Le boulot, les paiements, les tâches ménagères, d’accord

Mais aller au bout de soi c’est le plus bel effort…

F.B.

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Poème de Marceline Desbordes-Valmore

4 février 2009 · Laisser un commentaire

Je veux vous présenter un texte de Marceline Desbordes-Valmore, grande et brillante poétesse du 17e siècle. Cette femme a un parcours fascinant. Allez le découvrir!

Être femme et artiste à la fois fut, pendant longtemps, considéré comme profondément marginal. Imaginez à cette époque. Et pourtant cette femme s’est méritée la reconnaissance et le respect de ses pairs. Magnifique!

(D’ailleurs, Julien Clerc en a fait une fort jolie chanson.)

Bonne lecture! Et bonne écoute aussi…

F.B.

Les séparés

N’écris pas. Je suis triste, et je voudrais m’éteindre.
les beaux étés sans toi, c’est la nuit sans flambeau.
J’ai refermé mes bras qui ne peuvent t’atteindre,
Et frapper à mon coeur, c’est frapper au tombeau.
N’écris pas !

N’écris pas. N’apprenons qu’à mourir à nous-mêmes
Ne demande qu’à Dieu… qu’à toi, si je t’aimais!
Au fond de ton absence écouter que tu m’aimes,
C’est entendre le ciel sans y monter jamais.
N’écris pas !

N’écris pas. Je te crains ; j’ai peur de ma mémoire;
Elle a gardé ta voix qui m’appelle souvent.
Ne montre pas l’eau vive à qui ne peut la boire.
Une chère écriture est un portrait vivant.
N’écris pas !

N’écris pas ces doux mots que je n’ose plus lire:
il semble que ta voix les répand sur mon coeur;
Que je les vois brûler à travers ton sourire;
Il semble qu’un baiser les empreint sur mon coeur
N’écris pas !

Marceline Desbordes-Valmore (1786 – 1859)

poèmes de Marceline desbordes-Valmore

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Hommage à Philippe Djian

4 février 2009 · Laisser un commentaire

L’été dernier, j’ai suivi un atelier d’écriture de paroles de chansons au Village en Chansons de Petite-Vallée en Gaspésie. Ce fut une expérience formidable, riche en créativité et en belles rencontres.

À mon retour, j’ai fait une boulimie de mots, soulevée par un souffle nouveau dans ma façon d’aborder l’écriture. Et j’ai écrit des chansons, beaucoup de chansons. Bien sûr, sur le lot, il n’y en a que quelques unes que je considère réussies.

Celle que je vous présente ce matin n’est peut-être pas la meilleure, mais elle est, pour moi, la plus significative, car elle concerne un écrivain pour lequel j’ai beaucoup d’admiration, Philippe Djian. Et le propos de cette chanson se veut un historique de son oeuvre.


Au début tes feuilles noircies

Aux yeux outrés des critiques

Sont comme un manège maudit<!–[if !supportFootnotes]–>[1]<!–[endif]–>

Qu’on dissèque dans une chronique


 

Puis il s’est mit à faire chaud

Surtout au petit matin<!–[if !supportFootnotes]–>[2]<!–[endif]–>

Au cinéma c’était beau

Ton histoire d’écrivain


 

Pour toi la vie est mouvante

Les jours sont pleins ou sont creux

Même tout seul contre cinquante<!–[if !supportFootnotes]–>[3]<!–[endif]–>

Tu dis que l’enfer est bleu<!–[if !supportFootnotes]–>[4]


 

Aucune phrase rédigée

Ne s’encombre de futile

Instants tragiques, moments gais

Sous chacun des crocodiles<!–[if !supportFootnotes]–>[5]


 

Quand tu nous dis que dehors

Le temps, ben parfois c’est lent<!–[if !supportFootnotes]–>[6]<!–[endif]–>

On sait qu’on voudra encore

Goûter ton style délinquant


 

Tu sais frôler notre échine<!–[if !supportFootnotes]–>[7]<!–[endif]–>

Au détour d’un paragraphe

Entre les mots on devine

Combien l’amour a sa place


 

Il y a dans chaque lendemain

Une renaissance potentielle

Avec toi les assassins<!–[if !supportFootnotes]–>[8]<!–[endif]–>

Ne sont pas tous criminels<!–[if !supportFootnotes]–>[9]


 

On se souvient des passages

Pimentés d’images lubriques

Vers chez les blancs<!–[if !supportFootnotes]–>[10]<!–[endif]–> c’est des pages

Pas de doutes, c’est érotique


 

Pour la mondialisation

Tu invites des policiers<!–[if !supportFootnotes]–>[11]<!–[endif]–>

Deux voix à la narration

Sur le dos, on est jeté


 

Les frictions<!–[if !supportFootnotes]–>[12]<!–[endif]–>, tu les connais

L’homme est une bête impure<!–[if !supportFootnotes]–>[13]<!–[endif]–>

Chacun traîne son boulet

C’est pas une sinécure


 

Enfin six tomes<!–[if !supportFootnotes]–>[14]<!–[endif]–>, la saga

D’une famille en perdition

Dans une ville de scélérats

Pour toi c’est comme du bonbon


 

Un jour nos lectures se croisent

On découvre ton parcours

À la craie sur une ardoise<!–[if !supportFootnotes]–>[15]<!–[endif]–>

La liste de tes amours


 

Finalement tes détracteurs

Jamais n’auront eu raison

On te lit avec ferveur

On se rappellera ton nom

 

 

<!–[if !supportFootnotes]–>

<!–[endif]–>

<!–[if !supportFootnotes]–>[1]<!–[endif]–> Maudit manège, roman, Éditions Bernard Barrault, 1986

<!–[if !supportFootnotes]–>[2]<!–[endif]–> 37,2° Le matin, roman, Éditions Bernard Barrault, 1985

<!–[if !supportFootnotes]–>[3]<!–[endif]–> 50 contre 1, nouvelles, Éditions Bernard Barrault, 1981

<!–[if !supportFootnotes]–>[4]<!–[endif]–> Bleu comme l’enfer, roman, Éditions Bernard Barrault, 1983

<!–[if !supportFootnotes]–>[5]<!–[endif]–> Crocodiles, nouvelles, Éditions Bernard Barrault, 1989

<!–[if !supportFootnotes]–>[6]<!–[endif]–> Lent dehors, roman, Éditions Bernard Barrault, 1991

<!–[if !supportFootnotes]–>[7]<!–[endif]–> Échine, roman, Éditions Bernard Barrault, 1986

<!–[if !supportFootnotes]–>[8]<!–[endif]–> Assassins, roman, Éditions Gallimard, 1994

<!–[if !supportFootnotes]–>[9]<!–[endif]–> Criminels, roman, Éditions Gallimard, 1996

<!–[if !supportFootnotes]–>[10]<!–[endif]–> Vers chez les blancs, roman, Éditions Gallimard, 2000

<!–[if !supportFootnotes]–>[11]<!–[endif]–> Ça c’est un baiser, roman, Éditions Gallimard, 2002

<!–[if !supportFootnotes]–>[12]<!–[endif]–> Frictions, roman, Éditions Gallimard, 2003

<!–[if !supportFootnotes]–>[13]<!–[endif]–> Impuretés, roman, Éditions Gallimard, 2005

<!–[if !supportFootnotes]–>[14]<!–[endif]–> Doggy bag, roman en 6 saisons, Éditions Julliard, 2005 à 2008

<!–[if !supportFootnotes]–>[15]<!–[endif]–> Ardoise, récit de lectures, Éditions Julliard, 2002

F.B.


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De ce monde insondable

3 février 2009 · Laisser un commentaire

La quête de l’existence est immense et les réponses insaisissables

À chaque pas l’esprit est éveillé par des milliers de détails

De dilemme en dilemme nous marchons à tâtons

Nous construisons et détruisons les murs de notre propre prison


 

Il y a tant à saisir dans ce foisonnement infini de beauté

C’est la peur qui chavire à force de chercher

Plus que tout la crainte de passer à côté de l’essentiel de la vie

Ainsi que le doute perpétuel d’avoir su prendre le bon parti


 

Le monde est riche, débordant de trouvailles qui allument notre curiosité

L’empreinte de nos pas témoigne de cette course effrénée

Il est si ardu de trouver le sens réel de cette quête

Pourtant il est aussi vain de toujours se prendre la tête


 

Parfois l’abandon et le relâchement prodiguent les plus savoureuses richesses

Suffit simplement de peser fermement sur le frein pour faire place à la paresse

Aussi faut-il mettre le bâillon à notre venin intérieur

Celui qui fait courir sans fin le doute et la peur


 

 

 

Il n’y a de pire ennemi que notre propre part d’ombre

Ses mots sont un poison agissant sur nos ondes

Si nous écoutons un seul instant ses propos comme un reflet de la vérité

Ça y est, c’est foutu, nous allons vaciller puis nous effondrer


 

De l’autre côté de ce monde de ténèbres existe celui de la lumière céleste

Elle agit sur nous comme une berceuse chantée à notre oreille en déroute

Elle chasse d’un seul geste toute crainte et tout doute

 

Nous n’avons qu’à poser un regard tendre sur la vie qui s’ébat

Pour capter sa musique comme la plus belle des voix.


F.B.

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